“Le Fonds 1% pour le développement est un exemple unique qui montre bien que chacun d’entre nous peut contribuer à la lutte contre l’extrême pauverté et à la réalisation des Objectifds de développement durable. En faisant don de 1% de leur salaire et en particpant directement au processus de sélection des projets, les membres du Fonds ont prouvé que chacun d’entre nous pouvait faire changer les chose.”

(Kofi Annan, ancien Secrétaire général de l’ONU)

En 1970, l’Assemblée générale des Nations Unies avait fixé comme objectif de l’aide officielle au développement 0,7% du PNB des pays développés. À ce jour, les pays de l’OCDE ne consacrent encore en moyenne que 0,3% de leur PNB à l’aide au développement.  Dans ce contexte, un petit groupe de fonctionnaires internationaux a décidé de mettre en pratique ce que prêchaient les gouvernements et chacun d‘entre eux a fait don de 1% de son salaire au profit de projets de développement.

Depuis plus de 40 ans, le Fonds a investit environ 8 millions de francs suisses pour financer quelque 800 projets de développement communautaire dans plus de 90 pays, principalement en Afrique, en Amérique latine et en Asie. Ces projets sont destinés à répondre à des besoins élémentaires de la communauté, mais ils sont souvent de trop petite envergure pour entrer dans le champ des programmes d’aide des principales agences de développement nationales et internationales.

Étant donné que la gestion du Fonds est entièrement assurée par des bénévoles, la part des cotisations des membres du Fonds qui est consacrée aux dépenses administratives et aux frais généraux est de zéro pourcent.  Ces frais sont financés par les diverses ventes d’artisanat et autres activités qui sont organisées de temps à autre. Le Bureau international du travail met à disposition gracieusement un espace de travail et des salles de réunion très appréciés.

Les propositions de projet, qui sont reçues par l’intermédiaire des membres du Fonds ou d’organisations non gouvernementales, sont évaluées par un comité composé de membres volontaires. Les recommandations de ce comité sont ensuite passées en revue, deux fois par an, par l’Assemblée générale du Fonds.  Le comité assure par la suite, tout au long de l’année, le suivi de la mise en œuvre des projets qui ont été approuvés.

Pour obtenir de plus amples informations sur le fonctionnement du Fonds, lire le Document de principes (en anglais – 2016) et les Statuts du Fonds.

Le premier Fonds 1% a vu le jour à Genève, en 1976.  D’autres Fonds sont apparus par la suite au cours des années 1980 à Rome (basé à la FAO, voir le site ici), à New York (ONU, voir le site ici) et à Vienne (avec la participation de fonctionnaires de l’AIEA, de l’ONUDI et d’autres organismes du système des Nations Unies). De 2009 à 2014, un groupe de bénévoles de VSO International avait créé un fonds 1% Thaïlande, Ce dernier a permis, en collaboration avec le Fonds de Genève, d’assurer le financement de nombreux projets.